Manquerait il quelque chose ? ou le mythe du « super aliment » renouvelé.

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
22/06/2011

Cette vidéo part d'un constat pratique : beaucoup de personnes adoptant une alimentation frugivore rapportent des ballonnements après les fruits, des coups de fatigue ou des envies persistantes de produits animaux. Thierry cherche à comprendre l'écart entre la cohérence théorique de ce type d'alimentation et ces petits dysfonctionnements du quotidien.

La première piste explorée est la teneur en fibres des fruits modernes, fortement réduite par des siècles de sélection agricole. Thierry rappelle qu'un être humain vivant il y a 40 000 ans consommait plus de 120 g de fibres par jour, contre 30 g recommandés aujourd'hui et souvent moins de 10 g dans les régimes raffinés. Les fibres jouent un rôle tampon direct sur la régulation de la glycémie, ce qui explique en partie les à-coups d'énergie observés.

La deuxième piste concerne les oméga-3, dont la concentration dans les fruits et légumes cultivés a drastiquement diminué. Thierry formule l'hypothèse que l'attrait instinctif pour les produits animaux chez certains frugivores ne traduit pas un besoin en protéines mais un besoin en acides gras oméga-3, et que c'est précisément ce manque que les graines de chia pourraient combler, grâce à leur profil nutritionnel riche en fibres et en oméga-3 sous forme brute et non oxydée.

Thierry détaille ensuite un test personnel d'un mois et demi, mené avec un glycomètre, où il a mesuré une atténuation notable des fluctuations glycémiques et une disparition de son appétence pour les produits animaux. Il précise les modes de consommation pratiques, les quantités indicatives et les limites de son expérience, en insistant sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un super-aliment mais d'un outil à tester soi-même.


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